Vous sentez-vous en autonomie affective ?
A propos, c’est quoi l’autonomie affective ?
Quel sens donnez-vous à votre vie affective ?

Bonjour et belle journée, elle vous appartient !

Le dictionnaire dit que l’autonomie caractérise la liberté de comportement d’un individu, la capacité qu’il a à agir de façon indépendante, de décider pour lui-même de ce qu’il veut ou pas.

Et l’affectif dans tout ça ?
Sommes-nous vraiment conscients de nos besoins affectifs, des moyens que nous avons de les combler ?
Cette indépendance apparente dans nos actions nous apporte-t-elle une réelle satisfaction affective ?

Je vous propose de vous arrêter un instant pour vous interroger sur les points suivants :

  • Ressentez-vous le besoin d’obtenir l’accord, l’opinion d’une tierce personne avant d’agir ?
  • Avez-vous besoin de compliments, de reconnaissance pour vous sentir sécuriser dans votre façon d’agir ?
  • Ressentez-vous le besoin d’une présence extérieure pour vous motiver, vous mettre en action ?
  • Comment vivez-vous le regard de l’autre, des autres ? Est-ce important pour vous ?
  • Avez-vous besoin de vous sentir utile pour donner du sens à vos actions ?
  • Vous sentez-vous responsable du bonheur, du malheur des autres ?

Toutes ces questions vont vous permettre de mesurer votre besoin affectif, et plus particulièrement d’évaluer la dépendance affective dans laquelle vous vivez.

Paradoxale non cette idée de l’indépendance qui passe par de la dépendance cachée ?

Cette dépendance de la présence de l’autre, de l’attention de l’autre, de l’énergie de l’autre, du bonheur de l’autre pour se rassurer, se sécuriser, se sentir bien avec soi ouvre un grand espace intérieur méconnu.

Pour en savoir davantage sur la réelle dépendance, je vous propose de lister toutes vos actions répétitives, qui viennent combler un besoin, peut-être non connu de vous, du genre :

  • manger même si vous n’avez pas faim, biscuits, chocolat, bonbons, comme un besoin de remplir un vide
  • boire autre chose que de l’eau, boissons sucrées, alcool, café, tisanes, comme pour vous tenir compagnie
  • lire avant de dormir, sinon vous ne trouvez pas le sommeil, comme un besoin d’occuper différemment votre cerveau
  • passer à autre chose, s’échapper de quelque chose, comme un besoin de divertissements, télévision, jeux vidéo, ordinateur
  • consommer de façon régulière, tabac, médicaments, compléments alimentaires, comme un besoin de vous rassurer, de vous sécuriser, de vous nourrir
  • courir, nager, faire du vélo, un vrai besoin de lâcher prise, d’évacuer les tensions, comme un besoin de faire peau neuve sinon ça disjoncte
  • sortir, rencontrer du monde, « traquer » l’âme sœur, comme un besoin d’éviter le face à face avec soi-même
  • agir, actions, agir,comme une addiction non révélée, travail, téléphone, sexe, comme un besoin permanent vital sinon c’est le chaos
  • ressasser, ruminer, repenser à certaines situations, comme une obsession, un besoin de rétablir une forme d’équilibre

Difficile ce moment ?
Respirer, vous êtes peut-être déjà autonome sans le savoir…

Alors, à partir de quel moment pouvons-nous identifier une attitude d’autonomie réelle avec soi, de satisfaction avec soi, et la différencier d’une dépendance affective véritable et déguisée  ?

C’est simple, décidez de vous passer de ces actions répétitives pendant une période significative (1 jour à 3 semaines), agissez, et observez vos réactions émotionnelles, ressentez en vous ce qui se passe.

C’est la panique immédiate ?
C’est un signe de dépendance, un besoin compulsif de combler quelque chose, mais quoi ?

Quand le sentiment de vide, d’insécurité, de peur se manifeste immédiatement (quelques heures, ou le 2ème jour), alors cela vous indique votre niveau de dépendance affective, et le réel besoin que vous avez de combler quelque chose d’important pour vous, pour fuir une autre chose.
Vous croyez à votre indépendance, parce que vous tenez votre motivation à agir, seulement cette motivation est peut-être reliée à toutes de sortes de facteurs extérieurs, et votre mental puissant garde le contrôle pour ne pas toucher à votre émotionnel, votre affectif.

C’est tout à fait humain, et cette construction affective vient de notre enfance.
Nous avons développé toutes sortes de croyances inconscientes, sous l’effet du manque affectif, réel ou pas, et ce manque affectif s’est manifesté par une sorte de douleur intérieure que nous cherchons à éviter absolument, par besoin de confort.

« Une cuillère pour Maman, une cuillère pour Papa…. », nous avons goûté très jeune à la dépendance, comme une forme de chantage affectif, de plein amour pourtant, et pour être dans la certitude d’être aimé (e), nous avons aussi développé des comportements palliatifs.

Pour savourer l’autonomie affective, il est nécessaire de passer par la prise de conscience de cette douleur cachée, que nous comblons par des attitudes physiques de compensation.
Notre corps mental n’a pas le pouvoir de régler les questions affectives, émotionnelles, il se manifeste au contraire de façon à occuper notre cerveau de toutes les façons pour ne pas ressentir cette douleur, et agir coûte que coûte pour faire diversion.

Nous savons que nous vivons dans l’autonomie affective lorsque nous sommes conscients de nos véritables besoins physiques, et agissons sans besoin d’approbation extérieure systématique.
Cela signifie que nous nous donnons suffisamment de reconnaissance, de présence à soi, d’amour et que nous répondons personnellement à nos propres besoins.
Nous nous sentons alors remplis, comblés, heureux à partir de nous-mêmes.

L’amour et la reconnaissance de l’autre, des autres, manifestés mais non recherchés, viennent alors nous signifier que nous développons cette autonomie affective.Nous restons quelqu’un, même si nous sommes seuls, à agir seul pour un temps.

Nous sommes alors notre meilleur ami pour nous-mêmes, sans dépendance de l’énergie de l’autre.

Le besoin d’échanges, de partages, de communication est essentiel à notre ouverture d’esprit, notre joie d’être, et ce besoin est plus heureux encore lorsqu’il est choisi, conscient sans aucun manque particulier quand il s’agit de se dire au revoir.

autonomie affectiveLe coaching de l’être vous éclaire sur vos constructions intérieures, et la façon dont vous conscientisez votre relation corps – cœur – esprit.
Cette autonomie affective est un levier puissant pour vous amener à changer votre perception du monde, vos pensées, vos façons d’agir, et vous garantir la joie d’être en toutes circonstances selon votre définition du bonheur.
Je veille particulièrement à mesurer avec vous cet acquis de l’autonomie.

Parce chaque expérience est une opportunité de se découvrir soi et de développer de la puissance intérieure,
Parce que la pleine réalisation de soi est un choix conscient et des actions cohérentes,
Parce que vivre, c’est avant tout ce sentir vivant de tous ses sens,

Alors, il est essentiel d’agir dans la pleine responsabilité de soi, plutôt que d’attendre que les autres le fassent.

Il appartient à chacun de nous d’être conscient du bonheur de cette autonomie véritable.
Elle nous donne un nouvel espace, laisse la liberté d’être à chacun, et permet de cultiver la paix intérieure, cette énergie de bienveillance pour tous.

Envie de vivre en mode autonome ?
Ça s’apprend à tous les âges…