Accord et/ou désaccord, sommes-nous conscients et en capacité de comprendre l’enjeu du mouvement des croyances ?  accord et désaccord
Accord et/ou désaccord, l’essentiel est de se comprendre soi, de vivre à l’écoute de soi, présent(e) à l’impact de ses propres réactions.
Accord et/ou désaccord, où comment bénéficier de quelque chose de nouveau, de neuf, à chaque instant de la vie.

Bienvenue dans la nouveauté !

Revenons un instant au mode binaire, 1 ou 0, langage de la programmation informatique.
Accord ou désaccord ?
Unisson ou distorsion ?
Entente réciproque ou surdité respective ?

Quel que soit le mode de communication, il est toujours possible d’entrevoir la vérité avec soi, quand il reste encore de l’honnêteté envers soi, et une capacité à se centrer en soi, être conscient de son verbe, de sa propre réflexion et de son propre reflet projeté (miroir, oh mon beau miroir !) dans les actions.

A moins d’une dissociation intérieure effective, un cloisonnement en béton armé où entrevoir une illusion alimentée à chaque instant (les croyances + le narcissisme dominateur), le retour à soi est possible, et reste un acte volontaire.

Être en accord avec mes propos, ou en désaccord montre que vous réagissez à ce que vous lisez.
Cela vous ouvre un espace neuf de communication avec vous-même, l’opportunité de vous positionner avec vous, dans vos propres croyances, de les élargir, voire de les abandonner pour en explorer de nouvelles.
Être à l’écoute de l’autre, en accord ou en désaccord dans l’instant, montre que vous êtes présent, présente, et volontaire à mobiliser votre curiosité.
La vérité que vous entrevoyez est la vôtre, assez similaire de la mienne ou pas, voire à l’opposé de la mienne, c’est votre perception.
A partir de votre perception, vous pouvez accéder à votre propre compréhension de ce qui est, et de ce que vous êtes ou pas.

Réagir peut aussi signifier agir de façon compulsive, émotionnelle, sans centrage avec soi, sous l’impulsion du mental automatique.
Dans ce cas là, vous allez peut-être vous laisser « embarquer » par une tempête intérieure, et en faire profiter d’autres, à produire l’effet boule de neige, ou effet papillon, et générer des courants d’énergie de basses vibrations plutôt toxiques, tant pour vous-même que pour les autres.
Votre corps lui va se manifester à sa façon (rougeur, transpiration, hurlements, douleurs etc…)

Alors quoi de neuf pour vous faciliter la vie ?

Accord ou désaccord, c’est comme un balancier au mouvement ininterrompu pour l’un et l’autre.
Cette opportunité d’ouvrir son esprit, son cœur aussi, va vous permettre de développer la présence avec vous-même, et d’apprendre à vous libérer des tensions, des émotions perturbatrices, à relativiser aussi les émotions d’exaltation qui laisseront un vide à un moment ou à un autre.
Lorsque vous devenez la présence qui observe, vous vous donnez du choix, de l’espace, et vous apprenez à dépendre de vos propres ressources, sans craindre la solitude. Cette rencontre régulière avec vos propres mécanismes de fonctionnement génère cette compréhension de votre intérêt personnel à maintenir l’équilibre en vous. Les changements d’attitudes ne sont plus des passages en force, dictés par le mental, car vous agissez par reconnaissance du bien-être de cette fluidité, de cette neutralité en vous. Vous marchez sur le chemin de la fameuse « sagesse ».

Par observation du phénomène d’accord, pas d’accord, en désaccord, je cherche des éléments nouveaux pour mieux comprendre comment agir au plus fluide, pour moi comme pour l’autre.

Qu’est-ce qui fait que l’autre perçoit différemment ?
En quoi sa stratégie mentale est différente de la mienne ?
Que veut cet autre vraiment ?
Qu’est-ce que je veux moi-même lorsque je partage mes points de vue, mes réflexions ?
Est-il vraiment possible de nous entendre les uns avec les autres ?
Les oreilles permettent d’entendre, est-ce pour autant qu’elles permettent d’écouter vraiment sans être « distraites » ?
Qu’est-ce que l’entendement ?
Cela vient-il des oreilles ou du cœur ?
Le cœur possède des oreillettes, le cœur permet-il d’entendre et d’écouter ?
Y-a-t-il un cerveau dans mon cœur ?
Mon « être » est-il le cerveau supérieur, le cerveau de mon cœur ?
Sommes-nous tous en capacité d’écouter et d’entendre avec le cœur ?
Est-ce un acte volontaire ou un équipement intérieur que certains possèdent et d’autres pas ?

Aimez-vous le jeu des questions ?
Qui questionne et qui répond ?
Éprouvez-vous le besoin d’apporter systématiquement une ou des réponses ?
Aimez-vous la découverte, l’inconnu, et ce plaisir de la satisfaction avec soi ?

Le cerveau de la tête est programmé pour apporter des réponses, résoudre des problèmes.
Le cerveau du cœur quant à lui est une sorte de chef d’orchestre, il guide les « musiciens intérieurs »(pensées, réflexions, interrogations, désirs, mémoires, croyances, émotions…), et chaque musicien a pour mission de prendre soin de son instrument et de participer au mouvement de l’ensemble.

Le cerveau de la tête enregistre l’agenda des concerts.
Alors, si le cerveau de la tête n’aime pas la musique universelle, il est clair qu’il va se débrouiller pour changer la musique, et perturber la rythmique.

Accord ou désaccord, cela fait partie d’un même mouvement, une façon de se confronter à la juste mesure des choses, et de faire le point avec soi, dans l’intimité de soi.

Quand vos pensées agissent comme un percussionniste, alors vous vous trouvez martelé(e) par le tempo, et la frappe répétée de votre cerveau de la tête qui bouillonne. Donc, assez rapidement, arrive un moment où les coups font mal. C’est l’action d’affronter, relation gagnant/perdant, raison ou tort (mode binaire).

Lorsque vous observez vos pensées, et êtes conscients de vos actions, vous choisissez d’être le percussionniste, vous dirigez le mouvement. Cette action est la confrontation. Pas de duel en cours, juste le fait de regarder, d’échanger, d’accéder à une claire vision.

Agir avec soi, conscient(e) de la mécanique intérieure par pratique régulière de l’observation bienveillante, de l’écoute neutre, du ressenti, c’est cheminer en état d’éveil. La nouveauté vient naturellement de tout ce que vous découvrez de vous-même.

L’éveil n’est pas une destination géographique, ni un objet de désir, ni la matérialisation d’une structure.

L’éveil, c’est plutôt un art de vivre, une sensibilité nue, une compréhension de soi et des enjeux véritables, c’est « non palpable », et pourtant cela passe par des sensations réelles et manifestes.

accord avec soiIl importe peu que vous soyez d’accord ou en désaccord avec mes propos.
L’essentiel est que vous accédiez à votre vérité nue, pour prendre conscience que votre attention est sans arrêt captivée par le mouvement qui vient de l’extérieur. La nouveauté pour vous va être de revenir à l’intérieur de vous, revenir à ce que vous êtes à partir de vous seul(e), et devenir un éveillé conscient qui observe et participe d’un mouvement global où chaque un, chaque une a sa fonction, comme dans un orchestre philharmonique.

Nous perdons beaucoup d’énergie et de bonheur vrai, et passons souvent à côté de ce « vivre » réel, parce que notre cerveau programmé nous devance pour échapper à « l’ennemi ». Nos peurs, conscientes et/ou inconscientes nous conditionnent fortement.
Même si cet autre pense différemment, même si cet autre fonctionne avec des stratégies mentales autres, même si cet autre peut se révéler être dangereux à terme, cet autre est aussi un corps physique humain habité par une entité plurielle le temps de l’expérience terrestre.

Nous vivons la même aventure humaine, avançons sur le chemin de vie à notre rythme, et participons de différents niveaux de conscience avec nous-mêmes, à savoir :
– endormis profondément par les conditionnements mentaux,
– assommés par les épreuves de vie au point d’être en mode « survivant mort à l’intérieur »,
– conscients encore de quelque chose, et surtout ressentant d’un besoin de nouveauté, besoin de d’établir un ordre nouveau,
– à l’écoute subtile, et sensible à la nature profonde des choses,
– en ouverture de conscience par présence à soi, et en travail en soi pour sortir des prisons mentales,
– volontaires conscients à pratiquer le chemin de l’inconnu, et dans l’acceptation de perdre le connu si rassurant,
– présents à la présence intérieure, en apprentissage permanent avec soi, avec le goût et la quiétude d’être participants vivants de la création universelle.

Accord et/ou désaccord vécu en mode « présence consciente » facilite la confrontation, tant avec soi qu’avec l’autre, l’ouverture à la maîtrise des sentiments, des émotions, des divergences de pensées, et apporte de la nouveauté permanente par l’acte de se comprendre soi dans ses propres réactions.

Pour faciliter davantage le passage en unisson avec soi, accord majeur, il est nécessaire de pratiquer régulièrement la respiration consciente, et d’adopter la posture de l’observateur neutre qui observe les effets des mouvements d’échange.

Votre perception a autant d’importance que la mienne, et il n’est d’aucune importance de savoir qui a raison et qui a tort (posture de jugement et de peur).
Une perception différente de la mienne, de la vôtre, peut nous conduire chacun et tous à développer des connaissances conscientes de nous-mêmes.

La vie est un mouvement permanent, et croire qu’il est possible d’échapper au changement, permanent lui aussi, c’est se perdre dans l’illusion, c’est comme choisir de renoncer à l’expérience de la liberté du vivre, vivant de soi.

Accord, désaccord, je vous donne rendez-vous pour d’autres explorations autour du même thème.

D’accord ou pas d’accord ?
C’est à vous de choisir, de ressentir, de décider, d’agir à partir de vous, de vous seul(e).
A bientôt

 

 

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