Sais-tu être ton propre soutien pour toi même ?
Qu’est-ce qui te soutient à l’intérieur quand tout le reste s’écroule ?

Bonjour, que le conscience d’être s’anime !

Aujourd’hui, je partage avec vous une réflexion poésie, publiée sur « Simplicité Amérindienne », c’est ici, page facebook.
Cette culture si vivante ne moi, si présente de façon naturelle et spontanée, est mon soutien réel, le réel du vivant qui communique de l’intérieur avec l’Esprit de la Nature.
Ce que j’aime dans cet écrit, c’est la simplicité de l’écriture, et la profondeur de la présence qui guide de l’intérieur, et soutient quoi qu’il arrive.

[frame_box]  « Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à
toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle
à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: « Oui! » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste
s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. »

Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder) [/frame_box]

Nos « croyances » subtiles, celles qui émanent de notre senti profond, là où il n’est que le vivant, que la beauté de l’Être qui n’a nul besoin de performance, d’artifice, de faux-semblant comme se mentir à soi pour exister au regard des autres, sont plutôt des ressentis, des sensations, des « je ne sais quoi » sans étiquette, sans jugement, sans classement.

Dépendre de soi, du plus beau, du plus pur de soi n’est pas une dépendance réelle au sens premier.

La dépendance qui limite, qui triche, qui enferme, qui ligote par l’attachement et la peur de perdre l’objet humain ou matériel convoité, celle-là provient du mental, de cet inquisiteur usurpateur qui fait croire, active les émotions primaires, et se nourrit d’échec et de réussite de plaisirs artificiels, sans cesse renouvelés pour ne pas toucher à l’essentiel qui se vit à l’intérieur, avec le cœur.

Dépendre de soi, c’est sentir en soi ce soutien de l’intérieur, cette sorte de foi totale en la Vie, non celle qui s’achète et se vend, celle qui veut conquérir, vaincre et convaincre, mais plutôt celle qui est à vivre, par des actions conscientes et responsables, cette Vie qui nous est donnée, cette nature riche d’intelligence qui nous accueille et nous transmet son amour pour apprendre à aimer, s’aimer soi, s’aimer les uns avec les autres, en un cercle d’harmonie.

Toutes les cultures sont semblables aux couleurs de la palette de l’artiste, semblables aussi aux instruments de musique qui forme le philharmonique, (fil harmonique).
Créer une œuvre, c’est donner une fonction à chaque point de couleur, à chaque instrument, à chaque peintre, à chaque musicien, à chaque artiste quel que soit son art pour s’exprimer, qui apporte son talent pour le vivant de l’œuvre.

La sagesse amérindienne, comme d’autres tout aussi authentiques, nous transmet cela, et il nous appartient de retrouver en nous ce chemin qui ne figure pas sur les cartes géographiques, mais qui est tracé sur l’itinéraire de notre accomplissement intérieur.

Le pouvoir de créer nous est transmis, et l’utilisation de ce pouvoir est un apprentissage permanent.

Comment regardons-nous à l’intérieur de nous l’utilisateur que nous sommes chacun, chacune, respectivement et collectivement ?
Sommes-nous seulement observateurs conscients de notre »être », cette présence sensible à l’infini qui sait, sans passer par les bibliothèques de croyances et de conditionnements ?
Qu’est-ce qui nous soutient pendant cette aventure humaine sinon la Terre elle-même, création vivante de vie ?

stockvault-rainbow730x480Qu’est-ce qui te soutient toi à l’intérieur lorsque le reste s’écroule, lorsque le voile de l’illusion tombe, lorsque tu as rendez-vous avec toi-même dans la pleine nudité, dans la pleine lumière, dans la pleine transparence, et que tu rencontres cette vérité de ta solitude, et la présence de l’inconnu de toi ?

S’éveiller à soi, c’est peut-être aussi  aller vérifier la nature véritable de ce soutien de l’intérieur, cet arc en ciel qui montre que toutes les couleurs participent de la lumière qui nous inonde…

 

 

 

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