La Dépression nerveuse semble atteindre de plus en plus de personnes, comme si une fatalité s’abattait brusquement.
Or il n’en est rien, la dépression en nous est à considérer comme celle de la météorologie, vous savez cette science qui étudie le phénomènes atmosphériques tels que les nuages, le vent, les précipitations, les mouvements.

Et si vous décidiez d’observer votre dépression (ou petite déprime parce que la dépression ce n’est pas pour vous !) comme votre météorologie intérieure ?

Météorologie, le mot vient du grec antique, où meteor désigne les particules en suspension dans l’atmosphère et logos veut dire discours ou connaissance.
En raccourci, nous disons souvent « météo ».
Je vous invite donc à écouter le vent local, à vous dire « mettez haut » votre observateur intérieur, car comme vous le savez sans doute « the answer is blowing in the wind », » Écoute mon Ami, la réponse est dans le vent… ».

Que se passe-t-il lorsque Madame le Grenouille annonce une dépression atmosphérique ?
Et bien cela signifie qu’il y a de fortes variations, des mouvements qui vont momentanément perturber une forme d’équilibre.

Une autre grande variation, très différente celle-là, va générer un anticyclone, bien plus apprécié que la dépression.
La masse d’air de haute pression atmosphérique agit. (Pression ? De quelle nature dans votre vie ?)
Un anticyclone est caractérisé par un air descendant qui empêche la formation de nuages. L’anticyclone est donc associé au temps sec et clair.

Mon objectif de l’instant n’est pas de vous faire un cours magistral sur la science de la « grenouille », mais bel et bien de vous amener à observer le phénomène dépression comme un mouvement naturel de la vie, déclenchée par les différentes variations de l’histoire de vie.

Notre grenouille intérieure voudrait-elle se faire aussi grosse que le bœuf au point de refuser ce passage nécessaire à redéfinir l’ordre intérieur ?

Que se passe-t-il lorsque la dépression intérieure s’installe progressivement ?

Il y a fatigue, nervosité, irritabilité, baisse du désir, idées noires, mauvaises humeurs, c’est à dire tout un environnement de particules en suspension dans nos têtes qui très vite vont nous précipiter dans une gestion inadéquate de nos émotions ressenties et/ou vécues.
D’une façon assez globale, nous avons tendance à refuser cette zone de vulnérabilité, et lutter contre ce mouvement en accusant Pierre, Paul, Jacques, Françoise, Amélie et je ne sais qui d’autre, plutôt que d’accueillir ce mouvement TEMPORAIRE qui nous déstabilise du dedans.
Ce passage de perturbations a un objectif précis, nous amener à prendre conscience que nous devenons notre pire ennemi, (ou l’ennemi public numéro 1) à rester dans un chemin de vie qui ne nous convient plus, et ne nous ressemble plus, car nous sommes enfermés dans des croyances, des acquis, des perceptions qui ne nous appartiennent pas, et ne répondent plus à nos attentes.

Lorsque la vie nous demande de faire peau neuve, (je rappelle que nous vivons l’an Chinois du Serpent), elle a sa façon de nous le faire le savoir, et la dépression est un de ses messages favoris.

Ce vent qui va souffler de l’intérieur, anéantir bien des illusions, des dépendances, des croyances, mêlé à ces pluies torrentielles intérieures qui vont nous laver et nous purifier de bien des maux contractés au fil du chemin, et ses tornades qui vont nous amener à repositionner l’ordre en nous, tout cela peut-être perçu comme le cadeau caché de la vie.

Évidemment, lorsque la dépression fait rage à l’intérieur, il est difficile de voir ce cadeau.
La dépression est un état de souffrance, de perdition, de manque d’énergie qui ressemble à une petite mort lente sur laquelle nous n’avons pas d’emprise temporairement.

Accompagner une personne en dépression, c’est d’abord mesurer la souffrance vécue, et pour cela, il n’y a pas d’échelle, ni d’appareil permettant d’évaluer cet état de souffrance. Ce que dit la personne et ce qu’elle veut montrer ou pas d’elle-même est seulement la partie émergée de l’iceberg intérieur.

Pour ce qui est de la partie immergée, il est nécessaire d’aller visiter les états intérieurs en profondeur, et rassurer quant au fait que cette dépression est un état temporaire nécessaire à faire du tri, voir la vie sous un autre angle, accepter d’aller avec le climat intérieur pour s’ouvrir à soi, au réel de soi, au plus pur de soi, et restructurer là où c’est nécessaire, se débarrasser de ce qui encombre, et s’investir dans de nouvelles actions de vie demandées par le cœur, c’est à dire tout ce qui est vital pour soi, qui a du sens pour soi.

Pleurer est une nécessité, et là encore, bien souvent nous retenons les larmes.
Pourquoi ?
Il est essentiel de savoir en chaque instant pour quoi faire ce que nous faisons ?
Avec quel but ?
Quels objectifs posés ?
Quel sens nous voulons donner à ce duel intérieur ?

Résistez-vous à la pluie qui tombe du ciel ?
Vous battez-vous contre le vent ?
Avez-vous le pouvoir d’arrêter une tempête ?

Ce phénomène de dépression, observer grandeur nature permet de prendre de la distance, et d’observer en position « méta », « au dessus de.

Les larmes ont un grand pouvoir, celui d’éteindre les feux de la souffrance, et celui d’irriguer de nouvelles plantations intérieures semées au fil de la traversée.
Les colères servent à réchauffer la terre intérieure, et redonner de l’impulsion là où il n’y a plus d’énergie.
Les larmes comme les colères sont saines, et il est essentiel de les accueillir comme des moyens de guérison des blessures accumulées et non prises en considération.

vie natureDans les mouvements terrestres, l’éruption volcanique nous montre que pour un temps, la terre est réduite à une coulée de magma qui va tout brûler sur son passage. Bien plus tard, il sera un espace paradisiaque, vert de renaissance, fleuri, avec des rivières, des vallées, des montagnes, des cascades.
La terre nous offre ce merveilleux exemple pour nous montrer que le mouvement du vivant agit pour l’expansion de la vie.

Lorsque nous acceptons de regarder l’intelligence de la vie grandeur nature, alors nous pouvons minimiser nos effrois et nos combats, en accueillant ces phénomènes en nous, grandeur humaine, comme une leçon de vie qui nous demande de transformer, de transcender, de renouveler et de faire confiance.

Nul besoin de s’enliser dans la dépression pendant des années. La nourrir ne fait que retarder la transformation.

Entendre que ce phénomène intérieur est un besoin d’évolution permet d’utiliser ce temps de remaniement comme une expérience nécessaire à rétablir un ordre intérieur en lequel le cœur peut enfin battre la mesure de la vie, et du bonheur à vivre.

Pour avoir longuement exploré ces états intérieurs, et connu cette détresse abyssale de ne pas être simplement écoutée, et entendue dans le vécu de cette souffrance intérieure, je sais aujourd’hui combien ce passage est douloureux, et combien aussi il peut générer de renouveau et de joie d’être.

Nous avons « le devoir » intérieur de nous accorder dans notre symphonie de vie, et la dépression est une leçon d’harmonie à qui sait l’accueillir de cette façon.
Continuer de faire semblant, de se faire croire que tout va bien alors qu’intérieurement ça va mal, c’est un choix.

Ce n’est pas une maladie de passer par une dépression, c’est la façon dont la vie s’exprime à travers nous pour dire « le mal a dit ».
Il nous appartient donc de faire le tri de ce qui nous fait mal vraiment, de ce qui va mal dans notre vie, et surtout de prendre conscience de nos jeux de pouvoir intérieurs en lesquels nous pouvons rester longtemps notre propre victime, voire en victimiser d’autres.

Parce qu’après la pluie revient le beau temps, nous avons le pouvoir en nous de décider de notre vie, de notre météo intérieure, et d’accepter que cette « grenouille » ait besoin de temps à autre de se souvenir qu’elle est en vérité un être humain vivant d’humanité, et pas un bœuf (voire un cheval …!) bon pour l’abattoir.

Lorsque l’humanité, l’amour, la bienveillance se font rares, alors c’est que le feu de la croyance mentale brûle tout sur son passage.
Il est un autre feu, celui de l’esprit, la lumière qui éclaire l’ombre, voire les ténèbres et qui ramène à l’ordre intérieur.
Lorsque nous savons construire cet ordre intérieur en conscience de notre être, même les grosses tempêtes de l’existence se traversent avec lucidité, acceptation, compétence, lâcher prise et amour pour soi.

Et vous, comment vivez-vous votre météo intérieure ?
Êtes-vous du genre déprimé lorsque le soleil se fait rare à l’extérieur ?
Voulez-vous croire à la fatalité, voire au vaccin contre la fatalité ?
Ou bien préférez-vous donner du sens à vos expériences de vie, à toutes vos traversées agréables ou désagréables  ?

Besoin de clairvoyance avec vous-même ?

Je vous propose de faire un bout de chemin ensemble, histoire de vous faire voyager dans votre terre intérieure pour que vous deveniez conscients des trésors qui s’y cachent.
A bientôt si le cœur vous en dit.