Le bonheur, tout un programme….
Être heureux, un désir, une volonté, un besoin, un idéal…

Aujourd’hui, et pour aller en douceur vers la nouvelle année, je vous propose un conte.
Bon-Jour heureux, et bel instant bonheur présent,

J’espère que la Fête de Noël a été pour vous un moment de chaleur et de réjouissance.

Ce parfum de « fin du monde » qui flottait dans l’air nous a peut-être porté des envies de nouveau monde, et un temps d’introspection pour nous interroger sur nos besoins véritables.

Quel est donc le but ultime d’un être humain ?
Il semble que la réponse la plus courante soit : « Être heureux, et trouver le bonheur »

Vous est-il arrivé parfois de vous questionner sur ce que représente vraiment le bonheur ?
Se pourrait-il qu’il y ait une différence, une nuance, entre « être heureux » et « trouver le bonheur » ?

Je vous propose de faire une pause, et d’y rencontrer le Génie au Grand Cœur, à découvrir aussi ici

Il était une fois, dans une lointaine contrée oubliée, une forme de vie nommée Bonheur qui rêvait d’aller au pays des fleurs.
Il était dit de ce pays des Fleurs qu’il y régnait une senteur particulière, émanant du cœur de ces créatures bizarres.
Il était dit aussi que ces créatures avaient un rêve commun, attirer une étoile au cœur de chacune d’entre elles, et la faire briller comme une seule, pour que rayonne l’abondance.

Bonheur était semblable à un Roi, et tous ses sujets avaient en lui grande confiance.
Même si personne n’avait connaissance de son couronnement, chacun l’imitait, cherchant le secret de ses prouesses, et copiait sa façon d’être.
Bonheur s’en trouvait heureux, il était aimé, il était admiré, et croyait que cela se nommait l’abondance.
Aussi renonça-t-il très vite à ce rêve un peu fou.

Vint un jour un Génie, piètre créature couverte de blessures, qui défia ce Roi Bonheur, lui demandant de lui donner un nouveau cœur.

Je reviens du pays des Fleurs dit le Génie, où  j’ai senti un parfum inconnu, et vu briller une lumière qui émanait de nulle part.
Puisque tu as ce grand pouvoir, Toi le Roi Bonheur, de donner à chacun de quoi être comblé,
Alors donne moi un nouveau cœur, pour me souvenir à jamais de la brillance de ces Fleurs qui connaissent le secret des étoiles, toutes unies en une seule, comme un grand soleil blanc à l’infini.

Hélas, le Roi Bonheur fut bien en peine de satisfaire le Génie, car il ignorait le cœur, tout autant qu’il ignorait ce que souvenir pouvait être.

Sais-tu seulement qui je suis, demanda-t-il au Génie, pour me défier de la sorte ?
Je suis le Roi Bonheur, celui qui réussit là où d’autres échouent, je suis celui qui cumulent les victoires là où d’autres doutent et renoncent, je suis celui qui possède plus que nul autre parce que je détiens le secret !
Je suis le Roi Bonheur, chacun ici le sait, et agit comme j’agis. Avec eux, j’anime le secret, avec eux j’agrandis le Royaume, et tous ici s’agitent pour trouver leur propre bonheur. Aussi que ferions-nous d’un cœur puisque chacun ici se dit heureux ?

Le Génie resta silencieux, et médita longuement à savoir s’il était un Génie heureux.
Nul doute que l’air ambiant n’avait pas de senteur dans ce royaume de luxe, puisque chacun avait élu résidence, dans le courant de la possession.
Il se mit donc à rêver, rêver qu’il voyageait encore au pays des Fleurs.

Tandis qu’il ravivait en lui ce ressenti, il fit ce rêve étrange d’être un parfum d’amour, et sut sur l’instant qu’il avait trouvé le bonheur de sentir son cœur.
Il ne possédait plus rien, rien d’autre que ses expériences accumulées sur le chemin, et déjà se sentait libre, libre de posséder encore le plus beau des rêves.
Un rêve semblable à aucun autre, un rêve qu’il était au pays des Fleurs, ces Fleurs qui attiraient les étoiles en leur cœur.

Émergeant de son silence, le Génie poursuivit :

Que feras-tu Roi Bonheur quand tu auras pris tout ce que la vie te donne ?
Est-ce cela être heureux, vouloir le bonheur à tout prix ?
Le bonheur s’achète-t-il ?
Le bonheur est-il à vendre ?
Combien vaux-tu toi-même, Roi Bonheur pour posséder tant de Sujets ?

Merci à toi Roi Bonheur, dit encore le Génie, merci de me montrer que je connais le secret des Fleurs et que j’en suis le cœur.
Ce parfum qui se répand dans ce pays d’ailleurs, éveille le discernement, je le sais maintenant.
Toutes ces senteurs, semblables à une musique, s’organisent en une partition pour jouer la symphonie de la vie.

Je suis maintenant un être heureux, un Génie qui respire le parfum des fleurs de vie.
Quant à la couronne qui illumine ma tête, c’est une étoile qui brille là-bas dans le cœur d’une de ces Fleurs.
Roi Bonheur, toi qui a choisi d’enfermer tes sujets, te voilà désormais prisonnier et condamné à préserver ton rang et ta gloire.

Qu’adviendra-t-il lorsque tes sujets découvriront que le bonheur leur a tout pris ?
Qu’ils ont tout sacrifié à l’idée d’être heureux, sans savoir au fond d’eux-mêmes ce qu’il possédait vraiment.
Sauront-ils encore rêver pour vivre d’autres jours ?
Entendront-ils enfin que le bonheur est le jardinier du cœur ?

Roi Bonheur, je te dois le prix de mon ignorance.
Il est en moi un jardinier d’Amour qui cultivent les Fleurs, ces Fleurs de vie qui attirent le secret des Étoiles.
Je suis né de la poussière des Étoiles, moi le Génie de nulle part,
Et ces pluies fines qui voyagent,  sèment ici et là les graines du renouveau.

Roi Bonheur, j’ai vu en toi combien je suis heureux, et combien ce bonheur n’a pas de prix !
J’ai tout donné pour posséder un cœur, je croyais qu’il battait la mesure de l’amour.
J’ai tout perdu à chercher le bonheur, et mon cœur s’est brisé sans relâche comme les vagues sur le récif.

Maintenant je contemple ce grand soleil, ce soleil blanc qui illumine ma vie,
Et je donne la mesure de l’Amour, tout comme je vibre avec les chœurs de l’Harmonie.
Si un jour tu décides de vivre ton rêve, et que tu découvres en toi ce beau pays des Fleurs,
Peut-être connaîtras-tu toi aussi, le simple bonheur de ressentir ton cœur.

A propos, c’est quand la prochaine pluie de poussières d’étoiles ?
Les scientifiques disent que ces pluies sont permanentes…..

Et si nous décidions d’être…. simplement heureux d’être ? Pourrions-nous nommer cela le BONHEUR ?

 

 

 

 

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