La Motivation et ce qu’elle représente est un thème de plus en plus présent sur la grande toile du web.
Il y a tant d’articles sur le sujet qui mettent en évidence que cette motivation ressemble par moment à une denrée de plus en plus rare, comme si cela demandait de fournir un effort surhumain pour y accéder, que je ressens le besoin d’explorer ce qu’elle est vraiment.

Bon Jour, et belle journée à vivre !

La motivation, qu’est ce que c’est ?  motivation
Se motiver, canaliser et mobiliser une énergie d’envie de, envie de dépasser ce sentiment d’usure, de fatigue, de ras le bol, de trop de trop de choses, et aussi besoin d’entreprendre, ce ressenti de devoir changer de comportements, de se concocter des programmes d’actions autres, de s’y tenir avec persévérance, intérêt, comme un appel de l’intérieur que quelque chose ne va plus et qu’il est temps de reconsidérer le quotidien, d’y ajouter du plaisir, de la présence, du sens, des sensations…etc.
Pour moi, tout cela contribue à affaiblir ou au contraire renforcer cette énergie d’envie qu’est la motivation pour produire quelque chose pour soi, avec justesse, lucidité et discernement.

Que nous dit le dictionnaire ?
Il nous dit que la motivation est ce qui nous pousse à agir.

C’est comme si un vent et/ou une main invisible étaient là pour nous projeter vers l’avant, faire en sorte que nous avancions sur le chemin, coûte que coûte, par considération de quelque chose qui est important pour nous.
Seulement voilà, bien des tâches nous exposent à des ressentis désagréables, le phénomène de l’obligation, de l’enferment dans la répétition, et faute de joie et de plaisir à accomplir, de sentiment de respect, de reconnaissance, nous nous sentons démunis et en manque de cette énergie de motivation.
L’énergie « fatigue-lassitude-peur » semble plus intense que l’énergie « besoin-envie de-sens ».

Alors, en cas de manque, comment remédier à ce phénomène de dualité intérieure sans s’enfermer à nouveau dans une cascade de croyances projetées comme un mensonge avec soi-même ?

En priorité, mobiliser de l’honnêteté envers soi, s’accueillir avec cette limite de l’instant, ressentir les émotions qui passent, et écouter en soi toutes les pensées, qui sont souvent des exigences, des accusations, des jugements envers soi.
Très souvent, ce sont ces pensées inconscientes parasites qui produisent cet état d’affaiblissement, comme s’il y avait obligation majeure de se conformer à un mode de fonctionnement précis pour être « in », à la pointe du progrès, dans le vent, dans le courant des choses, dans l’obéissance, dans le faire plaisir.
Dans ce cas là, nous renonçons à notre pouvoir d’être.

Tant et aussi longtemps que notre énergie de vie s’éparpille avec le seul objectif de faire dans le « politiquement correct », par désir de faire partie du groupe reconnu comme dominant dans une forme de réussite, ou peur de se trouver confronter à la solitude, nous contribuons à nourrir l’illusion d’un bien-être, et nous nous confortons dans une forme de mensonge avec nous-mêmes plutôt que d’aller explorer en confiance l’intelligence de nos sensations intérieures, et le message qu’elles diffusent.

Notre corps physique est notre mentor, et non un menteur, ou un usurpateur.
C’est par notre corps physique que nous sommes en capacité de mobiliser de l’énergie, et il nous appartient d’être conscient dans la façon que nous avons d’investir cette énergie.

Lorsque l’envie d’entreprendre nous abandonne, c’est que quelque chose de précis ne nous convient plus, et le fait d’investir notre énergie dans ce que nous croyons être des urgences, des nécessités, nous conduit à nous enliser dans la marée noire collante et visqueuse des « il faut », « je dois », « c’est important que je fasse »… etc.
Nous devenons alors des exécutants passifs, contrôlés par nos projections mentales de type « injonction », c’est à dire ordre formel, sommation.

Vivre dans la confusion entre motivation et sommation, c’est comme creuser un trou pour en bouche un autre.
La croyance mise en mouvement comme un ordre formel agit avec un effet d’enfermement, de privation, de non intérêt, et notre mental conditionné tente de nous convaincre du contraire.

Mobiliser en soi cette énergie d’envie qu’est la motivation, c’est en priorité établir une cohérence, se donner du plaisir dans cette cohérence = ce que je décide de faire vient alimenter ma satisfaction d’être dans l’instant, et ressentir en soi le goût d’agir, quelle que soit l’activité à entreprendre.

motivationLa période estivale est peut-être propice à ressentir en soi ce qu’est la motivation, car cette période est une sorte de cassure, de rupture dans les rythmes de vie, de modification dans les repères (temporels, géographiques, sociaux, familiaux), d’abandon des exigences professionnelles.

Et si vous décidiez d’utiliser ce nouvel espace pour vous arrêtez un instant avec vous ?
Calmer vos pensées et mobiliser toute votre attention sur ce que vous ressentez dans votre corps va vous permettre de faire « l’état des lieux ».
Imaginer que vous visitez une nouvelle demeure, avec cet objectif de déménager, de changer votre installation de vie.

Ce nouvel espace possible est vide, non organisé encore, ouvert sur de multiples possibilités d’agencement, de création, de décoration.
Plutôt que de vous projeter à savoir si votre mobilier actuel va rentrer dans ce nouvel espace (besoin ultime de sécurité), je vous propose d’apprécier simplement la pleine nudité du lieu, et de ressentir ce que ce vide génère en vous.

Comment vous sentez-vous face au vide ?
Quelle est votre définition du vide ?
Que génère en vous ce non-organisé ?
Le vide est-il synonyme pour vous d’opportunité à créer ?
Ou bien est-il plutôt un espace d’angoisse, de peurs, de dépouillement, d’affaiblissement ?

Chaque fois que vous décidez d’explorer vos ressentis, vous stockez une énergie nouvelle, parce que vous vous alignez dans l’instant présent, vous faîtes corps avec votre corps physique, vous vivez la pleine présence, vous vous donnez un espace nouveau où momentanément il n’est plus de croyances, de pensées, de jugements, d’obligations.
Simplement, vous êtes ce que vous êtes, et ce ressenti vous permet d’explorer une autre façon d’utiliser votre énergie de vie.
Vous découvrez alors que cette énergie est infinie, c’est votre respiration, et que ce que vous appelez la motivation est en vérité une construction mentale, et non la vérité d’un mouvement permanent qui est, le souffle.

Vous pouvez continuer de croire que vous poussez à quelque chose revient à être motivé.
En vérité, vous agissez dans une forme de dualité, un rapport dominant/dominé entre votre désir mental et votre besoin d’être profond.
C’est encore cette motivation à tout contrôler qui agit, et non la liberté d’être dans le ressenti de l’instant.

Lorsque vous êtes fatigué, donnez-vous du repos, dans la pleine lucidité que le repos est la seule énergie du moment dont vous avez besoin, et laisser filer tous vos jugements de valeur envers vous-même, et toutes vos appréciations toutes faites de ce qui est bon pour vous ou pas.

S’il vous est difficile de lâcher prise avec vos exigences envers vous-même, alors imaginez que cette journée de vie soit la dernière pour vous.
Dans ce cas là, qu’allez-vous décider pour vous ?
Qu’allez-vous appréciez de votre existence ?
Quel sera votre urgence de l’instant alors que toutes vos obligations en tous genres n’auront plus de sens ?
C’est peut-être une vision extrême que d’accueillir en soi que tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre.
C’est aussi une pleine lucidité quant au fait qu’il n’est qu’un éternel présent, à ressentir grandeur nature dans tout le corps physique, par toutes les sensations, comme si tout était à créer en permanence.

Lorsque la motivation est perçue comme un choix conscient d’ une énergie à profusion à investir, alors s’il y a une baisse et/ou manque de cette énergie, c’est qu’il y a un quelque chose qui ne répond plus aux besoins véritables de l’être, c’est que le conditionnement dans les croyances domine au détriment du choix dans le discernement, la présence, la transparence.
Aussi est-il nécessaire de procéder à un état intérieur des lieux, pour apprendre à se connaître dans ces « fameux » besoins véritables, et agir en posant des actions volontaires qui alimentent et entretiennent la cohérence avec soi.

Vivre une expérience d’éveil à soi, c’est choisir d’investir sur du long terme dans l’honnêteté envers soi, pour construire une flexibilité intérieure qui permet de naviguer dans tous les courants du quotidien.
Cela demande de mobiliser de l’attention, du courage, de la bienveillance pour apprendre à « dompter » cette énergie du désir qui conduit trop souvent vers l’illusion du plaisir d’être vs joie d’être dans la compassion en toutes circonstances.

Parce que l’intelligence du corps est un atout de l’être, Atout Être vous accompagne dans le mouvement de l’énergie qui vous alimente et vous traverse, pour vous sensibiliser au réel de vos besoins véritables.

En conclusion à cette réflexion partagée, je vais dire simplement, la mesure de la motivation, c’est peut-être un outil précieux qui nous alerte quant au besoin de donner de la considération à nos attitudes, nos habitudes, nos pensées, nos croyances pour en extraire le sens profond, les peurs cachées énergivores, les effets, et les changements à mettre en œuvre pour nous sentir motivés à investir en confiance avec la vie.

Cette confiance avec la vie va très au delà de la confiance en soi, car c’est un état d’être, et non un agrégat de croyances réductrices à terme.
Alors ?
Vous sentez-vous motivé à investir dans l’intelligence naturelle de la vie ?
Venez découvrir ou redécouvrir vos sensations intérieures, quel est leur langage, et comment ces sensations vous guident sur votre chemin en toute bienveillance !

 

 

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