Le défaut, les défauts, ces vilaines attitudes si reprochables qui nous causent bien des désagréments….  défaut compétence
Qu’en est-il vraiment ?
Et si une belle compétence naturelle se cachait dans ce vilain défaut ?
Oh la curieuse ! Quel affreux défaut que cette curiosité ! Toujours à fouiner partout, à poser des questions, à chercher encore et découvrir toujours plus loin les trésors de la sémantique et des croyances accumulées ! Quel talent aussi, cette curiosité d’apprendre, d’expérimenter, de discerner.

Bon jour, et que le soleil intérieur soit !

A propos, que nous dit le dictionnaire pour ce qui est du défaut ?
Il nous dit : manque, insuffisance de quelque chose, absence, anomalie, défectuosité, imperfection, inconvénient.

Qu’est-ce qu’il a comme défauts ce mot défaut, il est plein de négativité, un véritable assemblage de choses désagréables.
Heureusement, le mot défaut a une bonne copine qui s’appelle la qualité.
En vérité, ils sont deux inséparables comme les oiseaux du même nom, et l’un ne vas pas sans l’autre.
Nous avons en effet le défaut de nos qualités, et la qualité de nos défauts. Incroyable n’est-ce pas ?

Albert Einstein écrivait :  » Il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a que des herbes dont on n’a pas encore découvert les vertus. »

Avez-vous remarqué que le mot « vertu », quoique féminin, ne prend pas de « e ».
Serait-ce là un défaut de la langue française ?
Non ! Dans ce cas, nous disons qu’il s’agit d’une exception, c’est à dire que nous rencontrons là une chose qui échappe à une règle définie.

Et si un défaut était juste un ressource exploitée dans un contexte non approprié, voire déformé, ou encore une attitude qui ne répond pas à la règle choisie ou imposée  ?
Se pourrait-il alors qu’il soit tout à fait possible d’en faire une merveilleuse qualité en utilisant cette ressource avec justesse ?

Je vous propose un exercice.

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Prenez un papier et un crayon, posez-vous un instant avec vous-même, tranquillement, respirez en conscience, et répondez aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui fait défaut dans votre vie ?
  • Manquez-vous de quelque chose, si oui, de quoi ?
  • Qu’est-ce qui est défectueux, dysfonctionnel, et dans quel domaine de votre vie ?
  • Qui est absent pour vous au point que vous ne trouvez plus les ressources nécessaires à vous épanouir pleinement ?

A présent, identifier le « défaut » qui se cache dans chaque réponse, en posant la question « qu’est qui fait que je…. »
Vous obtenez ainsi quatre qualificatifs, voire jugements, que vous portez sur vous-même, quatre « défauts » apparents qui se manifestent sans effort et qui sont en vérité quatre ressources à recadrer dans un contexte approprié.

Je rappelle que lorsque le « sans effort » est présent, c’est qu’un talent n’est pas loin…car lui aussi se manifeste ainsi, et de façon naturelle.

Maintenant, listez ce que ces « défauts » vous ont permis de développer en terme de compétences, de savoir faire, de savoir être.
Soyez curieux de vous-même, osez changer votre regard, donnez-vous le droit de voir des qualités, peut-être même des vertus dans vos « défauts ».

Enfin, trouvez le fil rouge, le lien commun à toutes vos réponses, laissez émerger le trésor caché de vos soi-disant défauts, le talent donc.
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Je vous aide, et je vous fais part de mes propres trouvailles d’antan :

4 Adjectifs/ »défauts » en réponse aux questions : solitaire – inactive – rêveuse – peureuse

Ce que j’ai développé :

– Dans ma nature solitaire, j’ai développé de l’autonomie, de l’indépendance, de la paix intérieure, de la créativité, le goût de la contemplation, de l’observation.

– A être inactive à certains moments, certains parlent de procrastination, oh le vilain défaut !, j’ai développé l’écoute intérieure, le ressenti, l’acceptation de ce qui est, l’humilité, le profond respect de mes besoins véritables, la compréhension de ce que je vis, la faculté d’y donner du sens par la réflexion parce que j’ai pris le temps de sortir de mes systèmes conditionnés.

– Dans ma nature rêveuse, je grouille de projets, d’idées, de concepts. J’ai la passion de créer, et dans mon esprit, il n’y a pas de limite, tout est possible, même l’impossible. J’ai développé ma curiosité, mon goût d’apprendre, le besoin d’en savoir davantage, la plaisir de vivre des nouvelles expériences, d’oser, de m’aventurer sur le chemin des pionniers, des visionnaires.

– A être peureuse, triste résultat de toutes ces épreuves de vie, toutes ces initiations qui laissent des blessures profondes, des souffrances, du chagrin, de l’injustice, j’ai rencontré cette peur de vivre, peut-être la pire de toutes, car celle-là et la mort ne font qu’une. Pourtant, j’ai développé de la présence à mon être, de la vigilance vis à vis de cette force de vie, de l’intuition, de la persévérance, du courage, de l’amour inconditionnel. La peur m’a appris à vivre en pleine conscience cette expérience de mort-renaissance.

Mon fil rouge, c’est la liberté, ma liberté d’être, ce besoin d’être tout ce que je suis, même si le prix à payer passe par des moments difficiles, des prisons visibles ou invisibles, des carcans des croyances, des jugements, des préjugés, des reproches.

Est-ce un défaut de vouloir vivre sa liberté d’être dans le respect de l’autre, de la vie ?

Ce que j’ai appris au fil des années, c’est que chaque fois que j’ai accepté le jugement des autres comme des vérités, j’y ai laissé mon pouvoir de vivre, ma liberté, ma joie d’être, l’estime de moi-même, ma confiance. J’ai renoncé à beaucoup de projets, perdu beaucoup d’argent, connu les abysses, la détresse et les limbes de la souffrance.

défaut compétenceQuand j’ai réalisé que je me jugeais moi-même dans ce que je croyais être des échecs, à toujours exiger plus de moi, corriger mes soi-disant défauts donc, j’ai alors décidé de prendre soin de moi, de lâcher prise, pour accepter de me rencontrer, faire face à cette part dite d’ombre.
En vérité, j’ai surtout appris à mettre de la lumière sur mes conditionnements, et me comprendre dans mes besoins véritables.
Avec cette lumière, j’ai développé des ressources intérieures considérables, et aujourd’hui, j’apprécie pleinement le confort de ma vie intérieure.

Je regarde le monde autrement, et chaque fois que j’y trouve des défauts, des dysfonctionnements, de l’insuffisance, je développe davantage de présence, de conscience, et je lâche prise. J’ai toujours un rêve ici où là, et je continue de créer, je reste dans la persévérance, la confiance, et la lucidité que ce que je vis n’est que la conséquence de mes propres actes, mes propres pensées, mes propres désirs, ma propre aspiration à évoluer, grandir au dedans, et qu’avant de pouvoir changer ce monde, c’est d’abord le mien que je dois transformer.

Je suis intimement persuadée que le changement de ce monde en dérive passe par chacun de nous, et il nous appartient de réagir, de sortir de notre illusion que le temps peut tout arranger, de transformer nos conditionnements en actes conscients et responsables.

Aussi, si vous estimez que vous avez de nombreux défauts, et que vous ne savez pas quoi en faire, alors prenons rendez-vous.
Votre terre intérieure regorge de « mauvaise herbes » qui ne possèdent que des vertus et ne demandent qu’à proliférer !

Le coaching de l’être, c’est comme la maïeutique de Socrate, l’art de faire accoucher des âmes, des potentiels, se connaître soi pour sculpter sa vie avec précision.
Le coaching de l’être, c’est donc agir en sage-femme, assister pour donner naissance, accueillir l’être, qui vient expérimenter la vie.
Quant au recadrage avec justesse, c’est l’art d’apprendre à s’accepter et s’aimer inconditionnellement, en s’interrogeant sur le sens que nous donnons à nos mots, à nos actions.

Dernière chose enfin, j’ai beau chercher longuement des défauts à cette merveille d’intelligence et de vivant qu’est la Terre-Mère, je n’en trouve aucun.
Se pourrait-il que nous ayons besoin de recadrage quant au fait de vouloir tout contrôler systématiquement, au risque de détruire ce joyau qui nous veut du bien ?
Ce printemps froid et capricieux vient-il nous dire quelque chose ?
Quoi qu’il en soit, les oiseaux chantent, de jour comme de nuit !
Alors s’il vous arrive de déchanter, donnez-vous le temps et les moyens de retrouver vos compétences naturelles… c’est le soleil intérieur garanti !

 

 

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