« Comprendre l’origine de nos  habitudes pour guérir », c’est le titre d’un article de Jean-Jacques Crèvecoeur, paru dans Néosanté #24, et l’occasion pour moi de réapparaître sur la grande trame du web, après des mois d’absence nécessaire à reconsidérer la trajectoire de ma vie.
Opter pour de nouvelles attitudes passent bien sûr par la présence à soi pour identifier les habitudes, et ce qu’elles dissimulent.
Cet article a éveillé en moi bien des interrogations, et j’ai souhaité partagé sur ce site « créer-une-meilleure-vie.com » le fruit d’une expérience peu ordinaire que je vis depuis quelques temps.

Bonjour, que la bienveillance soit !

Je vous communique ci-après ma réflexion sur le sujet des habitudes et de la guérison dans son intégralité :

Bonjour Jean-Jacques, et bonjour à toutes et tous,

A la lecture de ton article Jean-Jacques arrive en moi une interrogation : Vivre et survivre est-il aussi une habitude, une habitude qui parfois prend l’allure d’une souffrance sans issue, sinon peut-être celle de la mort ?

Je vis depuis plusieurs mois une expérience d’accompagnement « hors norme »(et de pur don de soi), hors norme parce que nous sommes deux femmes à hauts potentiels en face à face, comme dans un miroir, deux vies génératrices d’amour, de bienveillance, d’authenticité, d’humilité, de création, de naïveté profonde aussi, avec cette puissance d’aller découvrir dans l’inconnu. Ce décalage permanent, cette singularité de notre arborescence n’a de cesse de nous animer de curiosité, de recherche, de persévérance, et ce Grand Tout qui nous attire, ce besoin de créer, de comprendre, d’aller plus loin, en visionnaire dans cette claire vision, en pionnier dans ce goût de vivre, alors que ce monde est si différent de ce que nous sommes, si violent, si ignorant et tellement superficiel et artificiel aussi. Le corps de cette femme est rongé par la maladie jusque dans son squelette. Elle vit dans la précarité, dans l’isolement aussi car le moindre déplacement est un calvaire, et dans une souffrance permanente qui est la seule manifestation de vie en elle. Je suis donc face à cette impuissance totale, malgré de multiples talents et compétences, et face aussi à la plus vraie des vérités, chacun fait son chemin, et nul n’a de pouvoir réel pour l’autre. Le pouvoir est à l’intérieur de chacun de nous, et nous apprenons à nous en servir… Accompagner, c’est aller ensemble sur le chemin, marcher côte à côte dans la confiance, la bienveillance, l’authenticité, l’écoute, la compassion, chercher cette lumière en nous pour éclairer la noirceur environnante, et apprendre à sortir de l’illusion, vibrer de cet être sans attente particulière, être simplement. Alors cet article sur l’habitude et le poids de nos mémoires me guide à observer qu’à force de développer la survie, comme une fuite en avant permanente, nous avons peut-être perdu le sens réel de la vie, cette sensation de se sentir sécurisés, accueillis, protégés, nourris aussi d’autres choses, et créateurs responsables de notre monde, tant intérieur qu’extérieur. S’accrocher à la souffrance pour toute raison d’être, là encore c’est une triste habitude, difficile à lâcher celle là. Une question ne cesse de revenir en moi, sommes-nous vraiment réduits à braver tous les défis pour la survie, et croire que c’est là l’habitude de toute une vie ? Lorsque le corps s’est nourri de la noirceur de ce monde parce qu’il n’a été que l’amour et la lumière pour guider chaque pas, alors ce corps crie à sa façon, et c’est encore cette rage de vivre qui agit comme une habitude et interroge : A quoi ça sert d’arriver avec tant d’amour, d’intelligence et de lumière pour finalement faire route avec Boris Vian et goûter sans cesse la saveur de la mort ? Cette femme vit avec la foi dans l’art et les sciences, et explore aussi ce grand tout. Pourtant, sa foi est sans effet pour lui porter secours, cette foi dans la verticalité, le recevoir, l’acceptation de ce qui, par la compréhension subtile des choses. Son propre corps est le défi permanent.

A nouveau je suis confrontée à cette acceptation de l’inacceptable, en toute humilité, à devoir développer davantage cette habitude du lâcher prise, tout autant que cette habitude à rester partenaire et co-créatrice dans ce grand tout, et solidaire active de cet amour sans limite. Drôle d’habitude, intérieure celle-là !

On dit aussi que l’habitude est une seconde nature. Alors, je veux garder en moi que cette habitude de survivre, d’aimer sans condition, me mène à co-naître avec cette seconde nature comme une vraie vie, une vie qui ne sait plus la survie et l’habitude de se satisfaire de l’illusion d’être vivant.

Décidément Jean-Jacques, tes articles éveillent toujours en moi cette habitude de chercher toujours loin cette parole qui me permet de me guérir moi-même, et je me sens apaisée de pouvoir partager cette expérience sur ton site, juste une attitude, une action nécessaire pour moi dans l’instant, un réconfort, et peut-être un appel pour cette seconde nature de vraie vie.

Outre nos habitudes extérieures, nous avons aussi nos habitudes intérieures, moins connues celles-là, et pourtant très révélatrices de nos choix conscients, et de notre capacité à nous éveiller à nos besoins véritables. Persévérer oui, et dans la confiance que nos nouvelles actions nous permettent de savourer des nouvelles attitudes que nous pouvons changer à tout moment, quand le besoin s’en fait sentir. C’est peut-être cela guérir ?

Belle journée éclairée de nouvelles attitudes…et nouvelles latitudes aussi !

Ce jour, j’ai lu un nouveau mail de cette femme.
Nous vivons une expérience particulière, à distance, que je destine à l’accompagnement des adultes hauts potentiels face à la triste contemplation du gâchis de leur vie, et que j’évoquerai peut-être plus tard.
Son état de santé se dégrade encore, et le manque d’argent ne lui permet pas de se soigner.

Alors pour conclure sur cette habitude de plus en plus tenace qui consiste à fabriquer des jours heureux très artificiels, par le développement toujours plus grand d’un bon business de l’âme et d’une réussite si facile à atteindre par des solutions marketing de plus en plus populaires, je me demande quelles attitudes nouvelles sommes-nous encore capables d’envisager pour sortir de cette terrible habitude de se mentir sur la réalité vénale de ce monde, et de se faire croire que nous pouvons échapper au face à face avec nous-mêmes.

Sommes-nous seulement conscients que sans amour véritable, sans honnêteté et transparence tant vis à vis de soi que des autres, sans simplicité, nous ne parviendrons pas à nous guérir de nous-mêmes pour guérir ce monde malade ?

A quoi bon tant d’intelligence, si les commandes restent aux mains d’usurpateurs contrôlant, spécialistes du copier-coller vendeur ?

Qu’est-ce aujourd’hui qu’un esprit sain dans un corps sain ?

 

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