Diriger l’incertitude, Erik DECAMP  partage avec nous sa réflexion dans une interview, que je viens de visionner.
Il y fait un parallèle avec sa pratique de la haute montagne, son choix de vie, après l’abandon d’une carrière d’ingénieur.

Bonjour et beau moment présent,

Vous pouvez visionner cet article interview ici

La pertinence de ces propos m’amène à des interrogations supplémentaires, quant à nos motivations et  façons respectives d’atteindre nos « hauts sommets ».

Je suis toujours émerveillée par les personnes qui vont chercher auprès de la Nature, le véritable « Vivant » d’eux-mêmes,
et chaque rencontre, ne serait-ce qu’au travers d’un livre, d’un reportage, ou d’une interview m’évoque toujours ce même sentiment de quête intérieure pour toucher, sentir, mesurer l’essentiel de soi.

Dès que l’être humain choisit de se « confronter » à la nature, grandeur réelle, il est inévitable pour lui de ne pas se trouver face à ses croyances, ses doutes, ses peurs, tout autant qu’il est reconnaissant et heureux de la force intérieure qu’il rencontre, cette force que nous nommons la paix intérieure.

Quelquefois, certains ne reviennent pas de ce drôle de défi.
Est-ce pour autant qu’ils n’ont pas trouvé leur « hauts sommets » d’eux-mêmes ?

Qu’en est-il dans notre vie de tous les jours, cette vie en laquelle il y a de moins en moins de nature, pour laisser de plus en plus de place à l’automatisme,  l’artificiel, le conditionné, les procédures,  le synthétique, et la course folle vers la rentabilité, la performance, et la réussite à tout prix ?

Que se passe-t-il vraiment dans la tête du surfer, de l’alpiniste, du spéléologue, du marin ?
Où puise-t-il son équilibre pris dans ce mouvement de balancier entre maîtrise, forme de certitude quant à  l’exécution de l’action, et acceptation voire « soumission » à l’élément naturel ?

A mon sens, cet être humain là est présent, centré à lui-même, « habitant » de tout son corps, et à l’écoute de toute sa nature profonde dans son ressenti.
Existe-t-il une incertitude en lui dans ses moments là ?
Je ne crois pas, il est mobilisé en lui, dans le meilleur de lui, et il a déjà accepté toutes formes d’incertitude, à pouvoir aller plus loin dans sa quête, et agir avec.

L’incertitude dissimulerait-elle une face cachée positive, le goût du risque, la joie d’entreprendre, le jeu du défi ?

Que pouvons-nous gagner lorsque nous acceptons l’éventualité de perdre ?

incertitudeOser remettre en question sa stratégie, accueillir les peurs, c’est peut-être déjà gravir des nouveaux sommets en acceptant de lâcher prise avec les croyances, les certitudes, et le confort apparent de l’acquis d’une expertise.

Tout comme la nature peut nous surprendre, et nous laisser parfois démunis malgré nos acquis, nous pouvons basculer dans l’erreur de navigation, voire  l’auto-sabotage, sans vraiment être conscient de la limite du déjà vu, déjà fait.

Et vous, quel est ou quels sont vos prochains sommets ?
Quelle nouvelle vague voulez-vous prendre ?

Avez-vous la certitude que votre management a fait ses preuves et les fera encore ?
Vivez-vous de l’incertitude face à la tourmente économique ?

Et si vous décidiez d’aller visiter vos « hauts sommets intérieurs » ?
Peur du vide peut-être ?

Heureusement, la nature choisit de le combler.

Le coaching est un moyen assez similaire de s’engager dans cette quête intérieure, à la différence que les parois de la montagne sont modulables  à souhaits.
Dépasser ses propres limites ne signifie pas pour autant se surpasser, c’est déjà les rencontrer, et discuter, négocier avec elles……

Besoins d’informations ?
Je suis à votre écoute….

 

 

 

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