La seule chose qui ne change pas dans  la vie, c’est précisément le mouvement du changement !
Parce que rien n’arrête le mouvement du changement, alors la vie se meut, se déploie, croît, se transforme dans le monde minéral, végétal, animal, humain.
Dans notre corps physique, et notre monde intérieur, il en va de même.
Tant que nous laissons ce changement s’opérer en nous, que nous laissons l’énergie circuler librement, nous sommes comme les vagues de l’océan, nous sommes l’océan de vie.

Belle Journée, que l’instant présent soit un cadeau !

Nous naissons tous de la même façon.
Nous sortons tous du ventre de notre mère, nus, et recouverts de fluides corporels.
Nous sommes tous dépendants des mêmes besoins, eau, air, nourriture, affection, présence.
Nos sens sont en éveil en permanence, nous réagissons à la température extérieure, aux bruits, aux odeurs, à la faim, aux malaises du corps.
Notre cœur bat à un certain rythme, nos poumons sont en mouvement permanent, ils se gonflent et se vident, notre ventre fait de même.
Nous évacuons en permanence ce que le corps n’a plus besoin pour maintenir son équilibre, nous disons les déchets.
Notre sang circule dans nos artères pour distribuer l’oxygène à nos cellules, nos organes, et nos veines remontent le sang vicié pour qu’il soit renouvelé, purifié et redistribué à nouveau par les artères.

Que nous pratiquions le silence à l’intérieur ou que nous soyons agités de pensées, de projets, de visualisations, de rancœur, tous ces mouvements, ces échanges, cette communication entre nos cellules et nos organes se poursuivent, c’est un mouvement de changement permanent.

Que nous soyons statiques dans notre corps, ou en déplacement, il se passe toujours quelque chose de nouveau en lui.
En posture statique, les muscles réagissent, le squelette aussi.
En déplacement, quel qu’il soit, tout le corps se meut et trouve son équilibre pour maintenir cette activité de cohésion.

Lorsque nous prenons conscience que rien n’arrête le mouvement du changement, que nous sommes comme les vagues de l’océan, et que les vagues créent et forment cet océan, alors nous participons du Vivant.
Nous sommes ce mouvement que rien n’arrête, si ce n’est une volonté supérieure, un violence, un abus de pouvoir, un programme mécanique, répétitif, sclérosant, une volonté sans affect, sans émotion, sans attention, sans échange, sans écoute, sans conscience, sans empathie qui va à l’encontre du mouvement, à l’encontre du Vivant.

La mort elle-même est un mouvement, une transition, nous la vivons comme la vie, en permanence aussi.
Chaque fois que nous passons d’une activité à une autre, nous mourons à l’une pour renaître à l’autre, de façon très naturelle, sans nous préoccuper du changement d’état, nous avons confiance en nous.
Chaque fois que nous allons dormir, nous ignorons s’il y aura un réveil, nous allons dans le sommeil, comme dans une petite mort, confiants en la vie.

Si chacun de nous respecte le Grand Corps de la Vie, ses rythmes, ses besoins, son intelligence permanente, son amour de la précision et accompagne ce mouvement de croissance, d’expansion, d’échanges de choix conscients, et d’actions responsables, en ayant soin de se libérer de tout ce qui va à l’encontre de l’équilibre et de l’harmonie, alors nous participerons tous d’un monde cohérent, riche de sens, de présence, d’attention et de véracité, bénéfique à tous.

Parce que rien n’arrête ce mouvement de l’énergie, et que seules nos pensées et actions peuvent aller à l’encontre de l’équilibre et de l’harmonie, nous sommes, chaque un et chaque une, responsables individuellement ET collectivement du monde que nous créons.

Il nous appartient à chaque instant de décider  de ce qui est bon pour notre équilibre ou pas.
Notre cœur du Vivant, ce cœur d’Amour Inconditionnel, a la même faculté que notre organe corporel.
Ce cœur connaît tout autant le sang pur que le sang vicié, et agit pour le maintien d’une circulation pure, saine, nécessaire à la croissance de la vie, ou pas.

Je vous propose de faire la liste de votre sang pur, et de votre sang vicié.

Qu’est ce qui nourrit votre vie d’un sang pur ?

Qu’est ce qui pollue votre vie au point de vous asphyxier et de compromettre l’équilibre et l’harmonie en vous ?

Comment pouvez-vous agir pour rétablir votre bien-être, votre croissance, votre expansion naturelle ?

De quoi avez-vous besoin qui ne soit pas matériel ?

De quelles ressources avez-vous besoin pour vous respirer de ce que vous êtes ?

De la même façon que nous maintenons un mouvement de libération de nos déchets, corporels ou ménagers, nous avons grand intérêt à nous libérer également de tout ce qui ne participe pas ou plus de notre croissance, de notre épanouissement, de notre bien être.

Ce mouvement du changement que rien n’arrête se déploie à tous niveaux de la vie.
Chaque fois que nous figeons les choses, que nous faisons obstacle à ce mouvement du Vivant, nous bloquons cette circulation de l’énergie, ce fluide vital qui nous assure l’échange, l’équilibre et l’harmonie.

changement printempsAurions-nous besoin d’un PRINTEMPS dans notre Vivant ?
La Terre-Mère a-t-elle un message à nous communiquer à sa façon en nous laissant dans le froid, la grisaille, le vent, la pluie ?
Ce réchauffement climatique affiché par des normales saisonnières réduites de 10 degrés nous amène-t-il à réfléchir ?

Peut-être avons-nous besoin d’un réchauffement climatique intérieur, un réchauffement d’Amour véritable, de lucidité, de présence, de respect, d’échanges sains ?
Peut-être avons-nous besoin d’un bon électrochoc pour rétablir le battement de ce cœur d’Amour et nous souvenir du Vivant ?
Serions-nous en passe de devenir des corps sans âme, sans présence, sans affect, sans joie, sans réaction, totalement conditionnés aux programmes mécaniques et mécanisés du cerveau ?

Chaque un, chaque une, participe de la réalité de ce monde, chaque monde intérieur s’exprime à l’extérieur. Un monde intérieur riche de sens, d’intelligence, de sensualité, de beauté,  libère une richesse à l’extérieur.
Un monde intérieur rempli d’avidité, de compulsions primaires, de mensonges, de faux-semblants, de prétextes, de chantages, d’abus, d’indifférence, de violence libère des poisons toxiques à l’extérieur.

A quoi ressemble votre monde intérieur ?
Est-il réduit à des programmes figés, dépourvus de conscience d’être ?
Connaissez-vous encore la beauté de votre nature intérieure, le Vivant de vos sens ?
Vivez-vous derrière des murs, des remparts, des forteresses de croyances ?
Ressentez-vous encore la présence sensible dans votre corps ?

De la même façon que nous semons du gazon et plantons un arbre, nous avons le pouvoir de semer des graines de vie en notre terre intérieure, et de planter des forêts d’amour, de beauté, de gratitude et de respect dans notre cœur.
Plus nous donnons notre énergie à ce que nous voulons voir advenir, plus nous contribuons au mouvement du changement du monde.
Aller contre l’adversité, c’est nourrir l’adversité, donner son énergie à perte, résister, s’épuiser.

Parce que rien n’arrête le mouvement du changement dans la Nature Vivante d’Intelligence et d’Amour, parce que nous sommes faits de cette Nature Vivante, alors il nous appartient de décider du nécessaire à notre croissance, à notre expansion, à notre joie d’être, tout comme il nous appartient d’agir responsables de la conséquence de nos pensées et de nos actes.

Nous pouvons perdre du temps, de l’argent, une maison, en emploi, ou encore un proche, un ami, un enfant, la Nature elle, ne perd rien, elle se nourrit de nos expériences, de nos corps mis à notre disposition un instant de vie, et nous donne sans relâche tout ce dont nous avons besoin pour expérimenter plus loin le Vivant de notre Être.

Et si vous décidiez d’un rendez-vous avec vous-même, votre Vivant, cet Être d’intelligence naturelle, sensible, votre Ami de toujours ?
Je vous propose de créer avec vous un nouvel espace pour vous faciliter cette rencontre.

J’aime cette formulation de G.W.F Hegel qui dit : « Lorsque l’escale meurt, le maître disparaît ».

Lorsque nous prenons conscience que l’esclave possède la pleine richesse de ses expériences, de ses compétences, de son énergie employée à générer avec la profusion de la vie, et qu’il réalise qu’il est un être libre, que sa vie lui appartient, alors il agit riche de ce qu’il est, avec la co-naissance des violences de l’esclavage, et la pleine libération de ses souffrances.
Il ne nourrit plus le maître, il se nourrit lui, de ce qu’il est, le maître passif et statique, disparaît donc de fait.

Je vous donne rendez-vous pour un prochain article, et ce que m’évoque cette pensée de G.W.F Hegel.
J’aime partager et échanger, j’aime ce mouvement perpétuel du changement, et la nouveauté qui va avec.
Et vous ?

 

 

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