Quand la liberté jaillit de la souffrance, tel est le titre de l’article que je partage avec vous aujourd’hui, en provenance du site de l’INRESS.
Si vous passez régulièrement par ce blog, alors vous savez déjà l’intérêt que je porte à ce site, qui à sa façon agit en éveilleur de conscience, et nous apporte des éclairages nouveaux. J’agis donc en « messager relais ».

Bon Jour, que la créativité soit libérée !

Ce thème de la liberté, sans définition réelle, puisque chaque un, chaque une, a la sienne, s’apparente rarement avec celui de la souffrance.
De cette liberté, nous disons souvent qu’elle n’a pas de prix, et pourtant nous sommes prêts à le payer, ce qu’à fait Frank Bruno, auteur de ce témoignage, et créateur de l’association « Bout de Vie ».

[note_box] Les parts d’ombre, Frank Bruno connaît. Alors qu’il aurait pu très mal tourner, le corse a trouvé en lui les ressources pour transformer radicalement sa vie. Témoignage.

brunoSi vous aviez prédit il y a 30 ans à Frank Bruno qu’il dirigerait l’association Bout de Vie, il aurait ricané. 1983 : le corse a 18 ans. Cabochard et tête brûlée, il est en bataillon disciplinaire au Liban, embarqué sur le porte-avion Foch. Suite à une erreur de manœuvre, un engin lui roule dessus. Sa blessure est mal soignée, l’armée met du temps à le rapatrier. Résultat : amputation tibiale, début de gangrène, quinze opérations, des souffrances infinies.

Prendre conscience

Révolté, le jeune homme en veut à la Terre entière. Noceur, obnubilé par l’argent, nourri à la castagne, il s’attire les ennuis et se met en danger. « Parfois, je me trouvais ignoble, mais je continuais, parce que j’imaginais que j’étais ainsi », témoigne-t-il. Un divorce douloureux fait surgir la tentation de commettre l’irréparable, mais le destin en décide autrement. Dans son club de plongée débarque un jour un ostéopathe, qui lui propose de soulager ses maux de dos. Pourquoi pas, se dit le corse. Au cours du soin, le thérapeute détecte – « ce n’est pas difficile » – son côté coléreux. Plus surprenant, il lui dit qu’il est « un mec bien », qu’il va « écrire, faire des choses pour les autres ». Frank Bruno hausse les épaules : « Je n’ai même pas le BEPC et fais des fautes à chaque mot ! » Mais la discussion crée une brèche : celle de la confiance. Celle que nous accorde les autres. Celle qu’on ose alors placer en soi…

Dans la foulée, il rencontre le triathlonien Dominique Benassi, privé d’une jambe. L’homme est champion du monde. De son infirmité, il a fait une force. Avec lui, Frank Bruno traversera l’Atlantique à la rame. Suivront deux raids en autonomie dans le Grand Nord. Dans le défi sportif, le corse trouve un moyen d’explorer positivement les limites. Petit à petit, l’image qu’il a de lui évolue, sa manière d’être aussi. Il comprend que son agressivité n’est pas inéluctable, qu’elle est le fruit d’un milieu, une construction d’enfant pour survivre dans un environnement familial violent. Et qu’il est temps pour lui d’en métamorphoser l’énergie.

Explorer

L’homme coupe définitivement les ponts avec les fréquentations qui le tirent vers le bas, et réalise que son jusqu’auboutisme peut être canalisé à des fins constructives. S’assumant enfin comme « un mec bien, point de départ pour faire des choses bien », il crée l’association Bout de Vie, afin d’aider les personnes handicapées à transformer en lumière l’ombre qui les plombe. « La solution est en soi, clame-t-il. Quand des parents m’appellent parce que leur enfant vient de perdre un bras ou une jambe, je leur dis que je serai là pour les épauler, mais que ce sera à eux seuls de s’en sortir. A chacun d’avoir mal, de se voir dans le miroir, de traverser sa rage, de faire le travail pour dépasser ses pulsions et l’image qu’il a de lui, ou que les autres projettent sur lui. »

A Bout de Vie, il n’y a pas de différence qui tienne. « Ne sommes-nous pas tous handicapés, n’avons-nous pas tous perdu quelque chose, n’avons-nous pas tous construit nos propres manières d’y faire face, plus ou moins maladroites ? C’est nous-mêmes qui nous mettons des limites », nous enfermons dans des postures.« Je veux que les bouts qui leur manquent deviennent un détail. Si nous considérons que notre âme est intacte, alors tout est possible.

Cultiver

Frank Bruno sait aujourd’hui qu’au terme de cette « exploration de son âme profonde », réside la beauté d’être, pleinement, vigilant mais serein. Sa nouvelle compagne lui apporte stabilité et paix intérieure. Pour puiser l’énergie de continuer à aller vers les autres et faire les bons choix, il a trouvé sa clé : cultiver une vie simple, s’aménager des temps en solitaire, sur son bateau, dans le maquis corse ou ailleurs, et privilégier « le sourire des enfants, plutôt que l’argent ».

« S’il y a de l’ombre, c’est que la lumière n’est pas loin, sourit-il. Aurais-je affronté les blizzards du Pôle Nord ou du Groenland sans mon accident ? Pas sûr ! Ma mutilation a été la genèse d’une existence extraordinaire. De ma souffrance, a jailli un océan de liberté. » Ce dont il est certain, c’est de « l’alchimie de la vie », de sa capacité à « transformer le mal en bonheur ». « Désormais, je suis mon chemin », dit-il, au sens de suivre tout autant que d’être. « Le bonheur n’est pas une quête, c’est un état d’âme. » [/note_box]

Ces « leçons de vie », ou « bout de vie », agissent souvent comme une lumière qui nous éclaire sur notre propre chemin.Dans un monde qui s’appuie sur le virtuel, l’apparence, la consommation, l’artificiel, et la dépendance, il est parfois nécessaire de passer par la case « souffrance« , pour se reconnecter à soi, et son propre pouvoir créateur.Prendre conscience, accepter, explorer, cultiver, et créer, cinq verbes clés pour mobiliser l’amour et l’énergie et agir dans le respect de soi, malgré les coups durs de la vie.Sortir de toutes les prisons, de toutes sortes de prisons, mentales, émotionnelles, familiales, religieuses…etc, et goûter à nouveau à la saveur de la liberté autrement, génère de la richesse avec soi, disponible pour tous, des rencontres, des échanges, des partages.Aurez-vous maintenant une autre perception de la souffrance ?
Serez-vous attentif à ce drôle de message qui donne une sorte de valeur de vie à la souffrance ?Personne n’aime souffrir, cependant, les événements de la vie passent par la souffrance un jour ou l’autre, sous une forme ou une autre.

Aussi, soyons avertis et créatifs pour aller vers cette liberté qui jaillit de la souffrance.

 

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