La paresse cérébrale, une association improbable tant le cerveau est toujours en action, et pourtant !
La paresse cérébrale s’invite de plus en plus dans nos vies, tant la remise en questions peut devenir très inconfortable.

Je vous laisse découvrir un proverbe qui traite du sujet.

Quant au dictionnaire, que dit-il  ?

La paresse est définie par une répugnance à l’effort, au travail, au mouvement, par un manque d’énergie voire une lenteur anormale dans le déroulement d’un processus, par de la négligence.
Le cérébral est défini par la mobilisation de l’esprit, de l’intelligence, pour privilégier la réflexion, la remise en question, la projection de pensées.

Comment repérer cette paresse cérébrale ?
Que se passe-t-il quand la paresse cérébrale s’installe ?
Est-il envisageable de parler de procrastination cérébrale, comme il y a la procrastination physique, attitude à remettre les actions à plus tard pour quelques fois ne rien faire du tout ?

Bon Jour, et belle journée,

Aujourd’hui, je vous propose d’aller visiter les comportements intérieurs.
Alors que le mouvement de la vie nous entraîne sans arrêt dans les actions extérieures qui se voient, se mesurent en quantité et qualité, se monnaient, nous perdons beaucoup sans le savoir à négliger cette appréciation quant à nos actions intérieures.
Certes, il est parfois rassurant de se fier à cette mécanique interne merveilleusement huilée, toutefois il est tout aussi nécessaire d’en vérifier la pertinence, car nous nous trouvons vite en désaccord avec nous-mêmes et/ou les autres, voire en état de paresse cérébrale que nous qualifierons parfois de vitesse dans le prise de décision.

Attention à cette confusion entre vitesse et précipitation !
De quel « équipement » disposez-vous ?

Le mot précipitation me fait penser à la météo et ses fameuses variations de pression atmosphérique. Les précipitations signifient tombées importantes ou pas d’eau qui rendent parfois la chaussée glissante voire dangereuse à la conduite rapide. De bon pneus sont alors nécessaires pour pratiquer ce genre de terrain.

Avec nous-mêmes, c’est assez similaire.
La paresse cérébrale peut alors nous faire croire à une route sèche et dégagée, alors que la réalité du terrain est peut être plutôt glissante et encombrée.
Par refus de réflexion, de prise de recul, de ralentissement, c’est la mécanique automatique qui prend le contrôle, et le pilote n’est plus le vrai pilote qui conduit la vie.

ralentisseurAvez-vous remarqué ces changements importants dans l’aménagement de nos routes citadines ?
Depuis quelques années ont « fleuri » partout des ralentisseurs, plus ou moins gros, plus ou moins hauts, plus ou moins larges.

Personnellement, j’ai trouvé cela désagréable les premiers temps, freiner puis accélérer, sentir cette vague rugueuse, puis freiner encore puis accélérer à nouveau, pour en rencontrer un suivant 30 mètres plus loin.
Je n’ai pas été convaincue quant aux économies de carburant, rouler moins vite, pour savoir que c’est précisément ce type de conduite qui augmente la consommation de carburant….
Quoi qu’il en soit, j’ai fini par m’interroger sur la raison d’être intérieure de ce grand changement manifeste.
Quel est le message caché de la vie ?
En quoi avons-nous besoin de prendre conscience de l’utilité de ralentir ?
Comment conduisons-nous notre véhicule de vie ?
La vitesse de notre mental peut-elle avoir les mêmes conséquences que la vitesse au volant de la voiture ?
Nos pensées non réfléchies par besoin de vitesse d’action et/ou de vitesse de décision peuvent elles nous envoyer dans le décor ? Et quel décor ?

Sommes-nous en passe de devenir des paresseux, vous savez ces petits singes qui sautent dans tous les sens, par choix de paresse cérébrale ?
Cette notion de réflexion, réfléchir donc, me ramène au pouvoir du miroir.
Le miroir réfléchit notre image, pourtant le miroir en lui-même ne possède pas de cerveau.
Les lois de la lumière et de l’optique expliquent cela très bien.
Qu’en est-il de notre pouvoir du miroir avec nous-mêmes, sommes-nous observateurs de l’image que nous projetons, observateurs attentifs des conséquences de nos actions ?

Par croyance de devoir aller toujours plus vite, pour plus de performance, nous prenons le risque d’aller droit dans le décor de notre paresse à réfléchir.
Répondre à l’urgence c’est une chose, prendre le temps d’un recul nécessaire c’est une autre chose.
Et même si nous continuons de croire que c’est un avantage de décider vite, et d’agir vite, c’est aussi peut-être un rendez-vous plus rapide avec notre propre mort symbolique ou effective.

Autant le haut potentiel conscient peut s’avérer être une « ferrari » de la décision, car l’ensemble cognitif/intuitif est au service de l’intelligence,
autant la précipitation d’un engin puissant dépourvu de pilote mène droit à la catastrophe.

Quel genre de pilote est à bord en vous ?
Quel type de circuit pratiquez-vous ? Déjà connus car vous maîtrisez, en donneur d’ordre parce que c’est votre fonction, en suiveur parce que c’est « in » ?

Notre monde actuel nous montre les carences de réflexion sur le long terme, penser aux générations futures et pas seulement aux trente glorieuses  à venir personnelles voire égoïstes.
Poursuivre le chemin avec le même type de conduite, façon paresseux, de branche en branche dans les hautes sphères du pouvoir intellectuel en réplique, ne peut pas nous amener à un résultat différent, et encore moins à un résultat meilleur que le précédent.

Alors pour mesurer avec vous votre état possible de paresse cérébrale, je vous invite à faire le miroir avec vous-même.

Prenez-vous le temps de réfléchir au sens que vous donnez à votre vie, à vos objectifs, à vos actions ? miroir
Vous donnez-vous les moyens d’être présent et en conscience de vos pensées, vos décisions, vos actions et de leurs conséquences ?
Quelle est votre attitude lorsque le résultat véritable est différent du résultat escompté ?
Une remise à l’escompte signifie encaisser avant la date initialement prévue d’une échéance.
Quelle encaissement ? Quelle échéance ?
Avez-vous cette habitude d’accuser à l’extérieur pour justifier vos propres manques de réflexion ?
Que se passe-t-il lorsque quelqu’un vous demande de l’écoute, vous ralentit par des questionnements, vous freine par des objections ?

Quand la paresse cérébrale s’installe, c’est une routine qui s’installe avec, et progressivement c’est un programme d’inhibition qui tourne non stop comme un disque rayé.
De la même façon qu’un individu peut développer de la procrastination dans son corps, pour toutes sortes de raison de type trop d’exigence et/ou peurs cachées en autre, un individu peut aussi développer cette même attitude au niveau cérébral.

Être en mouvement dans le corps, ne signifie pas pour autant agir en conscience d’être.

La paresse cérébrale s’installe quand il y a refus de remise en question, refus d’humilité, refus de considérer les limites, refus d’accepter de regarder la frontière invisible de l’incompétence, refus de ralentir, refus d’être à l’écoute de soi, de l’autre, refus d’accueillir la différence, la nouveauté, le changement.
Au final, c’est l’intellect et le conditionnement mental dans des modes de pensées figées qui prennent le contrôle.

Plus l’individu est mentalement contrôlant, voire manipulateur, plus il s’expose à la paresse cérébrale par besoin de pouvoir sur l’autre.
Lorsque la réflexion et l’intelligence ne sont plus sollicitées, comme dans tous programmes de la nature, à un moment cela s’éteint.

La physique quantique actuelle nous signale que nous donnons vie, force et pouvoir à ce que nous observons.
Notre énergie, pouvoir de vie, nourrit ce qui retient notre attention, ce en quoi nous croyons, ce en quoi nous voulons investir et nous investir.

Alors si vous souhaitez renforcer votre potentiel cérébral, le muscler façon « Monsieur ou Madame Univers » sans avoir à renouveler votre réserve de chapeaux, votre tour de tête ne va pas grossir pour autant, je vous invite à vivre le coaching de l’être.

S’aérer les neurones, vérifier le câblage intérieur des croyances, des valeurs,  des talents, créer son propre décor de la performance, du bonheur, rétablir l’écologie intérieure et contribuer à un environnement meilleur (professionnel, familial, social, personnel), c’est possible !
C’est activer l’énergie de l’être, énergie durable et renouvelable qui respecte la vie, et vous fait progresser dans votre vie intérieure.

Sinon, gardez la sieste à votre programme !
Non non, ce n’est pas une attitude de paresse, c’est une écoute avec soi, et cela renforce la capacité cérébrale.
A tester !